Le CAC 40 a établi un nouveau record historique à 8 362 points tandis que l’argent a franchi les 85 dollars l’once pour la première fois de l’histoire. Cette semaine de rentrée a été marquée par une intervention militaire américaine au Venezuela, des annonces technologiques majeures au CES de Las Vegas, et le retour de l’inflation européenne à l’objectif de 2%. Pour les investisseurs français, la hausse de la CSG à 10,6% sur les revenus du capital est désormais effective, portant le prélèvement forfaitaire unique à 31,4%.
Le CAC 40 pulvérise son record historique
La première semaine complète de 2026 restera dans les annales boursières françaises. Le CAC 40 a clôturé vendredi 10 janvier à 8 362,09 points, effaçant l’ancien record de 8 258,86 points établi le 21 octobre 2025. Sur la semaine, l’indice parisien a progressé de +2,04%, porté par une combinaison de facteurs favorables : rebond du secteur bancaire, tensions géopolitiques dopant la défense, et données économiques américaines rassurantes.
Les valeurs financières ont mené la danse. BNP Paribas a bondi de 5,7% après un relèvement de recommandation par JPMorgan (de Neutre à Surpondérer), tandis que L’Oréal s’est adjugé 6,3% sur des commentaires d’analystes positifs. À l’inverse, Société Générale a reculé de 1,1% suite à une dégradation de Kepler Cheuvreux, passant d’Acheter à Alléger.
Le secteur défense a particulièrement brillé dans un contexte de tensions internationales accrues. Thales a gagné 8,31% lors de la seule séance du 7 janvier, portant sa performance depuis le début de l’année à +15%. Les menaces de Donald Trump concernant le Groenland et l’opération militaire américaine au Venezuela ont renforcé l’attrait des valeurs de défense européennes.
Eiffage, entrée au CAC 40 le 22 décembre 2025 en remplacement d’Edenred, a confirmé sa place dans l’indice avec une progression de 5,21% sur la semaine. Morgan Stanley a relevé son objectif de cours à 172 euros, soit un potentiel de hausse de 34% par rapport aux niveaux actuels.
Le secteur luxe a connu une semaine plus contrastée. Une note de Berenberg évoquant la fin du « super-cycle du luxe » a pesé sur les cours le 7 janvier : Kering a chuté de 4,12%, LVMH de 2,67% et Hermès de 2,01%. Toutefois, un rebond s’est matérialisé vendredi, Hermès reprenant 3,7%.
Wall Street enchaîne les records sur fond de données emploi mitigées
Les marchés américains ont poursuivi leur ascension, portés par le succès du Santa Claus Rally. Ce traditionnel indicateur haussier — mesurant la performance des cinq derniers jours de bourse de l’année plus les deux premiers de la nouvelle — a affiché une hausse de +2,4% pour le S&P 500, bien au-dessus de la moyenne historique de 1,3%. Il s’agit du premier rally positif depuis trois ans, après deux années consécutives de contre-performance.
Le Dow Jones a franchi pour la première fois les 49 000 points en clôture le 6 janvier, avant d’atteindre un nouveau record à 49 504 points vendredi. Le S&P 500 a clôturé la semaine à 6 966 points, également en territoire record. Le Nasdaq Composite a progressé de manière plus modeste, terminant à 23 671 points (+0,81% vendredi) sans établir de nouveau sommet historique.
Le rapport sur l’emploi américain de décembre, publié le 9 janvier, a montré des créations d’emplois limitées à 50 000 postes, en deçà des 60 000 à 73 000 anticipés par les économistes. Le taux de chômage est toutefois redescendu à 4,4% contre 4,5% le mois précédent. Cette donnée mixte a renforcé les anticipations d’un statu quo de la Réserve fédérale lors de sa réunion des 27-28 janvier, avec désormais 97% de probabilité de maintien des taux selon le CME FedWatch.
L’année 2025 s’est avérée la plus faible en créations d’emplois depuis 2003 hors récession, avec seulement 584 000 postes créés contre 2 millions en 2024. Les analystes qualifient la situation actuelle d’économie « no-hire, no-fire » : peu d’embauches, mais également peu de licenciements.
Le CES 2026 consacre l’intelligence artificielle et la robotique
Le Consumer Electronics Show de Las Vegas (7-10 janvier) a été dominé par les annonces des géants des semi-conducteurs. Jensen Huang, PDG de Nvidia, a dévoilé le 5 janvier la plateforme Vera Rubin, successeur de l’architecture Blackwell. Ce système de six puces promet des performances d’entraînement cinq fois supérieures et une réduction par dix des coûts d’inférence. Microsoft, CoreWeave et Nebius ont annoncé leur partenariat pour le déploiement prévu au second semestre 2026.
Nvidia a également présenté Alpamayo, un modèle d’IA open-source de 10 milliards de paramètres destiné aux véhicules autonomes. Mercedes-Benz a confirmé que sa nouvelle CLA serait le premier véhicule équipé de l’ensemble de la pile technologique Nvidia pour la conduite autonome.
AMD a répliqué avec sa plateforme Helios, présentée comme « le meilleur rack IA au monde », et a dévoilé la série Instinct MI500, promettant des performances IA jusqu’à 1 000 fois supérieures au MI300X grâce à l’architecture CDNA 6 et la mémoire HBM4E.
Intel a créé la surprise avec le lancement de la gamme Core Ultra Series 3 « Panther Lake », première puce construite sur le procédé Intel 18A, le plus avancé fabriqué aux États-Unis. Le titre Intel a bondi de 10 à 12% sur la semaine, soutenu également par les déclarations de Donald Trump louant le nouveau PDG Lip-Bu Tan.
Malgré ces annonces, le titre Nvidia a reculé d’environ 2% sur la semaine, les investisseurs prenant leurs bénéfices après une hausse de 39% en 2025.
Le bitcoin consolide autour de 90 000 dollars malgré des flux ETF volatils
Le bitcoin a entamé la semaine sur une note positive, touchant 94 340 dollars le 5 janvier lors de sa cinquième séance consécutive de hausse. Ce rebond attendu vers la zone 93 000-94 000 dollars s’est toutefois heurté à une résistance technique, et la cryptomonnaie a reflué vers 90 500 dollars en fin de semaine.
Le XRP s’est distingué comme la meilleure performance de la semaine avec une hausse de +25%, qualifié par CNBC de « hottest crypto trade of 2026 ». L’ETF XRP a enregistré son premier jour de sortie le 8 janvier après un mois d’entrées continues, totalisant 1,37 milliard de dollars d’afflux cumulés.
Les flux vers les ETF bitcoin spot se sont montrés erratiques. Après un démarrage en fanfare — 471 millions de dollars d’entrées le 2 janvier et 695 millions le 5 janvier — trois séances consécutives de sorties ont suivi, totalisant 1,13 milliard de dollars de retraits entre le 6 et le 8 janvier. Sur la semaine, le bilan net ressort à -431 millions de dollars.
Morgan Stanley a marqué un tournant historique en déposant auprès de la SEC des demandes pour trois ETF crypto : Bitcoin Trust, Solana Trust (avec staking) et Ethereum Trust. Il s’agit de la première grande banque américaine à déposer directement pour des ETF crypto.
Sur le front réglementaire, la SEC est désormais entièrement sous contrôle républicain avec Paul Atkins à sa tête et Hester Peirce comme commissaire, deux figures considérées comme favorables à l’industrie crypto. Le « Project Crypto », initiative visant à permettre aux marchés de fonctionner « on-chain », devrait voir le jour en janvier 2026.
L’argent explose les records, l’or frôle ses sommets historiques
L’argent a été la grande surprise de la semaine sur les matières premières. Le métal blanc a franchi pour la première fois les 80 dollars l’once pour atteindre un record historique de 85,25 dollars le 12 janvier, soit une progression de +10 à 11% sur la semaine. Sur douze mois, l’argent affiche une performance spectaculaire de +187%.
Cette envolée s’explique principalement par les nouvelles restrictions chinoises sur les exportations d’argent, entrées en vigueur le 1er janvier 2026. Pékin a instauré un système de licences limitant les exportations à 44 entreprises approuvées, élevant l’argent au rang de « matériau stratégique » au même titre que les terres rares. La Chine contrôlant 60 à 70% du raffinage mondial d’argent, les analystes anticipent un choc d’offre significatif.
L’or a progressé de +3% sur la semaine, s’établissant autour de 4 490 dollars l’once, proche de son record historique de 4 525,93 dollars atteint en décembre 2025. HSBC anticipe un possible pic à 5 050 dollars au premier semestre 2026.
Le cuivre a également atteint un record historique, franchissant pour la première fois les 13 000 dollars la tonne le 5 janvier. La meilleure performance annuelle depuis 2009 (+43% en 2025) reflète les anticipations de déficit structurel lié à la demande des data centers, véhicules électriques et infrastructures de réseaux.
Le pétrole a progressé modestement malgré les événements au Venezuela et en Iran. Le Brent a clôturé à 63,30 dollars (+2,8% sur la semaine) et le WTI à 59,12 dollars (+2,5%). L’impact limité s’explique par la suroffre mondiale et la faible part du Venezuela dans la production globale (0,8%).
L’inflation européenne revient à 2%, la BCE et la Fed en mode pause
Eurostat a publié le 7 janvier une estimation rapide de l’inflation en zone euro pour décembre 2025 à 2,0%, contre 2,1% en novembre. Ce retour à l’objectif de la Banque centrale européenne, une première depuis août 2025, a été porté par la désinflation énergétique (-1,9%). L’inflation sous-jacente reste plus élevée à 2,3%, l’inflation des services s’établissant à 3,4%.
La BCE maintient ses trois taux directeurs inchangés depuis juin 2025 : facilité de dépôt à 2,00%, refinancement principal à 2,15% et prêt marginal à 2,40%. La prochaine décision interviendra lors de la réunion des 5-6 février 2026, où un statu quo est très largement anticipé.
Aux États-Unis, la Réserve fédérale a abaissé ses taux de 25 points de base en décembre 2025, portant la fourchette des Fed Funds à 3,50-3,75%. Le dot plot de décembre suggère une seule baisse supplémentaire en 2026, contre les deux anticipées par les marchés. Jerome Powell a indiqué que la Fed est « bien positionnée pour attendre et observer l’évolution de l’économie ». La prochaine réunion du FOMC se tiendra les 27-28 janvier, avec 97% de probabilité de maintien des taux.
Sur le marché obligataire, le rendement de l’OAT 10 ans française s’établit à 3,54%, celui du Bund allemand à 2,83% et celui du Treasury américain à 4,18%. Le spread France-Allemagne reste stable autour de 70-72 points de base, reflétant les incertitudes budgétaires françaises.
Budget 2026 : la loi spéciale en attendant le vote définitif
La loi spéciale n°2025-1316 du 26 décembre 2025 est entrée en vigueur, permettant à l’État de continuer à percevoir les impôts, rémunérer les fonctionnaires et émettre de la dette. Ce « service minimum budgétaire » suspend toutefois tous les investissements nouveaux, y compris MaPrimeRénov’ et les recrutements dans la justice.
Les débats parlementaires ont repris le 13 janvier 2026 à l’Assemblée nationale, après le rejet du budget en commission des finances le 10 janvier. Le gouvernement de Sébastien Lecornu vise un déficit public inférieur à 5% du PIB en 2026, grâce à un effort budgétaire de 30 milliards d’euros réparti entre 17 milliards d’économies et 14 milliards de recettes nouvelles.
Sans adoption d’un budget, l’OFCE estime que le déficit pourrait atteindre 5,5% du PIB. La date limite critique est fixée au 15 mars 2026 pour certains reports de crédits. Les tensions politiques restent vives, avec des motions de censure déposées par le RN et LFI.
La hausse de la CSG à 10,6% est effective depuis le 1er janvier
La loi de financement de la Sécurité sociale 2026, adoptée le 16 décembre 2025, a porté le taux de CSG sur les revenus du capital de 9,2% à 10,6%. Cette hausse de 1,4 point, destinée à financer la branche Autonomie via la nouvelle Contribution Financière pour l’Autonomie (CFA), doit générer 2,8 milliards d’euros.
Le total des prélèvements sociaux passe ainsi de 17,2% à 18,6% pour les revenus concernés, et le prélèvement forfaitaire unique (flat tax) de 30% à 31,4% (12,8% d’impôt sur le revenu + 18,6% de prélèvements sociaux).
Les placements impactés comprennent les dividendes, les plus-values mobilières, les intérêts de livrets fiscalisés, les gains sur crypto-actifs et les revenus du PEA lors des retraits. Pour 1 000 euros de dividendes, la ponction passe de 300 à 314 euros, soit un net perçu de 686 euros contre 700 euros précédemment.
Les revenus fonciers (locations nues), les plus-values immobilières, l’assurance-vie et le PEL restent soumis à l’ancien taux de 17,2%. Les SCPI distribuant des revenus de source française ne sont donc pas impactées par cette hausse, ce qui renforce leur positionnement relatif par rapport aux placements financiers classiques.
Le Livret A reste exonéré d’impôt et de prélèvements sociaux. Son taux actuel de 1,70% devrait être abaissé à environ 1,40% lors de la révision du 1er février 2026, selon la formule de calcul basée sur l’inflation et l’€ster.
Le marché SCPI confirme son redressement malgré des disparités
Le marché des SCPI poursuit sa convalescence avec une collecte nette de 3,2 milliards d’euros sur les trois premiers trimestres 2025, en progression de 33% sur un an. Le taux de distribution moyen 2024 s’est établi à 4,72%, en hausse par rapport aux 4,52% de 2023.
Treize SCPI ont revalorisé leur prix de part en 2025, contre huit en 2024. Parmi les hausses notables : Sofidynamic (+5% à 315 euros), Transitions Europe (+1%), Elialys (+2%) et Log In (+2% à 255 euros). Les jeunes SCPI diversifiées européennes continuent de surperformer avec des rendements annualisés dépassant parfois 8%.
À l’inverse, certaines SCPI de bureaux anciennes restent en difficulté. Primopierre a perdu 33,94% de sa valeur entre 2022 et 2025, et les parts en attente de retrait totalisent 2,33 milliards d’euros, dont 73% concernent les SCPI de bureaux. Praemia REIM (ex-Primonial) a procédé à de nouvelles baisses de prix en janvier 2025 : Primovie (-11,3%) et Patrimmo Croissance Impact (-7,7%).
Pour les épargnants, la fiscalité préservée des revenus fonciers (maintien à 17,2% de prélèvements sociaux) constitue un avantage relatif par rapport aux placements financiers désormais taxés à 18,6%.
L’immobilier résidentiel français amorce sa reprise
Le volume de transactions immobilières devrait atteindre 921 000 à 925 000 ventes en 2025, en hausse de 8,2% par rapport aux 855 000 transactions de 2024. Cette reprise reste toutefois modeste comparée aux 1,2 million de ventes enregistrées en 2021.
Les prix se stabilisent au niveau national avec une progression de +0,8% à +1,8% sur l’année. À Paris, le prix moyen au mètre carré s’établit entre 9 700 et 9 827 euros, en hausse de 1,8% à 2,5% sur 2025, mais encore en retrait de 11% par rapport au pic de 2020.
Les taux de crédit immobilier restent contenus malgré une légère tension début janvier. Les meilleurs profils obtiennent des taux de 2,90% à 3,00% sur 20 ans, contre environ 3,25-3,30% pour les profils standards. Ces niveaux demeurent significativement inférieurs aux 3,70% observés un an plus tôt.
Les primo-accédants représentent désormais environ 50% des crédits accordés, soutenus par des prêts bonifiés pouvant descendre jusqu’à 1,90% sur 25 ans en cumulant avec le PTZ. Les experts recommandent de ne pas attendre une éventuelle baisse supplémentaire des taux, le risque d’une légère remontée étant jugé plus probable.
Venezuela : l’opération américaine secoue les marchés sans les déstabiliser
L’événement géopolitique majeur de la semaine a été l’intervention militaire américaine au Venezuela le 3 janvier 2026. L’opération « Absolute Resolve » a conduit à la capture de Nicolás Maduro et de son épouse, transférés à New York pour comparution devant un tribunal fédéral pour charges de narcoterrorisme.
Cette action, la plus importante intervention américaine en Amérique latine depuis Panama en 1989, n’a paradoxalement pas déclenché de mouvement de panique sur les marchés. Le S&P 500 a progressé de 0,6% le 5 janvier, qualifiant la réaction de « muted » selon les analystes.
Les secteurs gagnants ont été l’énergie (Chevron +7%, ExxonMobil +4%) et la défense (AeroVironment +12%). L’impact sur le pétrole est resté limité car le Venezuela ne représente que 0,8% de la production mondiale, dans un contexte de suroffre globale.
Les tensions géopolitiques se sont multipliées par ailleurs. Donald Trump a intensifié ses menaces concernant le Groenland, déclarant le 9 janvier que les États-Unis feraient « quelque chose, qu’ils le veuillent ou non ». La Première ministre danoise Mette Frederiksen a averti que cela pourrait signifier « la fin de l’OTAN ».
En Iran, des manifestations massives se poursuivent depuis le 28 décembre 2025, avec plus de 340 rassemblements et au moins 38 morts selon les organisations de défense des droits humains. Ces tensions ont contribué à soutenir les cours de l’or et, dans une moindre mesure, du pétrole.
Ce que les investisseurs doivent surveiller
Plusieurs échéances importantes rythmeront les prochaines semaines. La réunion de la Fed des 27-28 janvier devrait confirmer le statu quo sur les taux, mais le communiqué sera scruté pour déceler d’éventuels indices sur le calendrier des prochaines baisses. La BCE se réunira les 5-6 février avec des attentes similaires de maintien à 2%.
La révision du taux du Livret A au 1er février devrait acter une baisse aux environs de 1,40%, après la publication de l’inflation définitive de décembre par l’INSEE le 15 janvier. Les épargnants disposant de liquidités excédentaires pourront arbitrer vers d’autres supports.
Sur le front budgétaire français, les débats parlementaires se poursuivent avec un objectif d’adoption avant le 15 mars. L’absence prolongée de budget pèserait sur la note souveraine française, déjà dégradée par Fitch et S&P à A+.
Pour les investisseurs en cryptomonnaies, le niveau des 94 000-95 000 dollars constitue une résistance clé pour le bitcoin. Un franchissement ouvrirait la voie vers les 100 000 dollars, tandis qu’un échec pourrait ramener les cours vers les 85 000 dollars.
Enfin, la saison des résultats annuels 2025 débutera fin janvier avec les premières publications des grandes entreprises américaines, un catalyseur potentiel pour la poursuite — ou l’essoufflement — du rally boursier.
Conclusion
Cette première semaine de janvier 2026 a démontré la résilience des marchés financiers face à des événements géopolitiques majeurs. Le record du CAC 40 à 8 362 points et les sommets historiques de Wall Street témoignent d’un appétit pour le risque intact, soutenu par des données économiques compatibles avec un atterrissage en douceur.
Pour les investisseurs français, la nouvelle donne fiscale — CSG à 10,6% et flat tax à 31,4% — renforce l’attrait relatif des placements immobiliers, de l’assurance-vie et de l’épargne réglementée, dont la fiscalité reste inchangée. La diversification géographique via les SCPI européennes ou les ETF actions internationales permet également d’optimiser la charge fiscale tout en captant la croissance mondiale.
L’explosion des cours de l’argent (+187% en un an) et de l’or (+70%) rappelle l’importance d’une allocation aux métaux précieux dans un portefeuille diversifié, particulièrement dans un environnement géopolitique incertain. Les restrictions chinoises sur l’argent constituent un changement structurel dont les effets pourraient se prolonger bien au-delà de 2026.